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Sandrine Koenig aux Championnats de France de VTTAE XC

lundi 29 avril 2019

Teams / Athlètes

Après les reconnaissances de la veille réalisées en partie sous la grêle, tout porte à croire (la couleur du ciel surtout !) que l’après midi risque d’être épique sur ce parcours rendu extrêmement technique par la boue omniprésente. Le départ fictif est donné à 13h30, nous sommes seulement 4 f...

Après les reconnaissances de la veille réalisées en partie sous la grêle, tout porte à croire (la couleur du ciel surtout !) que l’après midi risque d’être épique sur ce parcours rendu extrêmement technique par la boue omniprésente.

Le départ fictif est donné à 13h30, nous sommes seulement 4 féminines sur la ligne mais pour autant, avec deux championnes du monde de VTT à mes côtés, je suis suffisamment bien accompagnée. Le coup de sifflet annonçant le véritable début des hostilités retentit à l’entrée du bois. La pluie refait son apparition alors que la matinée avait été plutôt clémente. Une concurrente tombe et m’emmène dans sa chute, je la contourne comme je peux et relance de suite.

Arrive la première montée qui donne le ton, ça patine, ça chasse, ça dérape, mais il faut impérativement trouver le peu de bonnes traces qui offre un minimum d’adhérence. Je suis au coude à coude avec une participante qui lutte autant que moi dans les passages les plus glissants. Nous restons longtemps ensemble et revenons sur la 2ème. Nous sommes maintenant 3, la première est déjà loin. Je redouble de confiance tout en essayant de rester lucide dans les passages techniques. Sur ce plan, le travail hivernal a clairement payé (notamment le stage avec Sabrina Jonnier pour qui j’ai eu pleins de petites pensées aujourd’hui !)

Après 2 tours, je déraille brutalement. J’arrive, au milieu de cet amas de boue, à remettre ma chaine mais j’ai perdu du temps. Je répare déterminée car je sais qu’avec ces conditions dantesques tout peut arriver et il faut y croire jusqu’au bout ; d’autant que j’aperçois encore une fille au loin. Mais je déraille à nouveau au bout de quelques minutes, je remets ma chaine plus rapidement et redémarre; mais ça ne tient pas, la chaine saute encore et encore. Je décide de m’arrêter en zone technique pour nettoyer rapidement ma transmission et là je comprends : l’anti déraillement a cassé net. Une pierre ? une branche ? On ne le saura jamais et puis ça ne change rien à la sentence ... je suis malheureusement contrainte d’arrêter. Pour la première fois, je ne terminerai pas une course. Déçue certes car la détermination et les jambes étaient là.

Au-delà du fait qu’il ne faut jamais oublier que le VTT (AE encore plus) est un sport mécanique, je retiens de cette course que désormais, plus grand-chose ne pourra m’arrêter ! Vivement la prochaine !

Par Sandrine Koenig

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