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Retour sur Championnat de France de marathon VTT

jeudi 22 juillet 2021

Liv

Le week-end dernier, Sandrine Koenig, prenait le départ de la MB Race, les championnats de France de marathon VTT. Quelques jours après elle nous fait un retour sur sa participation et nous confie quelques conseils pour réussir ce type d'épreuve.

C’est sur la mythique épreuve de la MB Race que je prends le départ à 6h de Megève pour 70km et 3000m de D+. 1500 participants se bousculent de bon matin, autour des SAS, prêts à bondir. C’est bien la première fois que je pars avec autant de monde, c’est assez impressionnant. Je me place dans le SAS 1 aux côtés des autres filles.

Le départ est lancé ! Ce n’est pas le moment que j’affectionne le plus mais je m’accroche pour garder ma place, le coeur monte vite avec des sensations moyennes comme bien souvent à ce stade ; pour autant, je suis en confiance. Je me mets dans un bon rythme sur cette première montée qui nous amène au col du Jaillet au km 12. Le soleil est là et nous offre une magnifique vue sur le Mont Blanc, j’en profite un peu.

La première descente je la fais en grande partie à pied, car les pluies des jours passés ont rendu le terrain hyper glissant. C’est un vrai bourbier, il y en a parfois jusqu’au genou. Ça bouchonne par endroit, il y a des racines partout et dans tous les sens. Je fais au mieux.

Premier ravito à la Giettaz où Samuel, mon mari, m’attend, changement de gourde et je repars aussitôt. Je n’ai aucune idée de ma place. La suite du parcours : une montée et une descente technique vers Flumet où beaucoup de monde nous encourage, puis à nouveau une montée et une descente sur Praz sur Arly, où une amie et mes garçons sont présents. Ça fait du bien de les voir. Samuel est là aussi pour mettre un coup de nettoyeur haute pression portatif histoire de redonner vie à ma transmission ; un vrai arrêt au stand genre formule 1 !

J’en suis alors au km 40. Les jambes vont bien, le vélo tourne et je n’ai pas de crampes. Je sais qu’il reste une longue montée de 20kms puis 10kms de descente. Ça grimpe fort, je reste en vélocité et sur un bon tempo. Je retrouve Samuel au refuge du Petit Tetras à près de 1800m d’altitude pour récupérer ma dernière gourde. L’ascension n’est pas finie, loin de là, comme la quasi totalité des participants, je vais devoir mettre pied à terre tant c’est raide. Cela me permet de jeter un coup d’oeil furtif sur les paysages grandioses. Je dépasse une concurrente à ce moment là. La dernière descente se fait attendre, les kilomètres défilent plus doucement, on a l’impression d’être au plus haut mais non ça monte encore.

Ça descend, enfin je peux me mettre debout sur le vélo et m’étirer, ça va très vite, je reste concentrée, ce n’est pas le moment de crever. Quelques passages délicats et boueux et j’arrive à Megève. Il restera encore quelques kilomètres à faire sur la route avant de franchir l’arrivée.

Quelle aventure ! On m’annonce top 50 au scratch et top 10 chez les femmes, je suis aux anges. Finalement, au classement MB race 70km, je fais 63ème au scratch (sur 500 coureurs) et 9ème femmes.

Je me classe 7ème sur ce championnat de France XCM (et accessoirement 2ème dans ma catégorie d’âge). Après ma médaille d’argent au championnat de France de VTTAE Enduro le week-end dernier, je suis vraiment très satisfaite de ce résultat. Les années passent mais je sens que je progresse encore ; c’est juste genial ! Cette épreuve, autoproclammée “course la plus dure du monde” a été une nouvelle occasion de mettre en évidence le fait que le VTT est un sport mécanique mais aussi un sport très complet et c’est pour ça que je l’affectionne autant.

*** Ses conseils pour réussir une épreuve comme la MB Race ***

  • Soigner sa préparation très en amont et consacrer les derniers jours uniquement à l’accumulation d’énergie
  • Peaufiner la préparation de son matériel et valider ses choix au moins une semaine avant => la règle d’or : pas de changement matériel juste avant la course.
  • Se parer à toutes les éventualités (météo, réparation, alimentation, etc.)
  • S’alimenter et s’hydrater à la perfection les 2 semaines précédent la course
  • S’appuyer sur une équipe rodée pour les zones techniques et les ravitaillements
  • Tenir compte de l’altitude en restant idéalement sous les 1000m jusqu’au jour du départ (sauf si vous pouvez séjourner en altitude les 3 semaines précédents l’épreuve !)
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