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NatureWoman Liv : Magique et Difficile

vendredi 15 novembre 2019

Teams / Athlètes

"Le but étant ici de franchir la ligne d’arrivée sans pépins, marché conclu ! En 7h18, je franchis cette ligne, magnifiquement accompagnée de mes deux loulous, qui m’ont redonné la pêche tout au long du parcours. Alors voila, en détail le déroulé de cette belle journée."

Morgane Moinard, Triathlète Liv, revient sur sa participation à la NatureWoman Liv.

"C'était ma 3ème participation à un Triathlon Longue Distance, donc pas forcément de temps de référence puisque les deux autres avaient des profils totalement différents. 

Debout à 6h45, avec un petit déjeuner qui me convient, gâteau sport à la framboise sans gluten, puis je mets mes tattoos sur le bras et la jambe gauche. Mes affaires sont prêtes dans le sac de la veille, la puce que je dois mettre à la cheville dans le bonnet de bain comme ça je suis certaine de ne pas l’oublier ! Le stress n’est pas encore là, tout va bien !

J’arrive sur les lieux, je descends mon vélo dans le parc et tout ce monde, ça y est je sens qu’il se passe quelque chose dans mon ventre. J’installe mes affaires calmement, pour ne pas être trop longue durant les phases de transition. Moi qui ne suis généralement pas maniaque, ici je suis plutôt méticuleuse, bien organisée. J’enfile ma combinaison, sans difficulté, j’ai ma petite astuce, mon petit rituel ;-)

Je me dirige vers la zone de départ de la natation. Le stress commence à se faire bien présent et je me demande encore ce que je fais là ?! Je me place bien à droite, je n’aime pas être dans le bain bouillonnant des filles qui se nagent dessus. Pas d’échauffement dans l’eau pour moi, juste quelques mouvements de bras sur place. 2,3 kms de natation, j’ai bien le temps de mettre le corps en route.

Le départ est donné c’est parti, j’entre rapidement dans l’eau et je pars vite... Même un peu trop vite, mais j’ai la pression, le caméraman de la course veut que je sorte en même temps que les premiers hommes. Je trouve alors mon rythme et enfile les kilomètres, j’essaie de maintenir mon rythme et même d’accélérer sur la fin. Parole presque tenue, je sors de l’eau en même temps que le 3eme ou 4eme homme. Soit en 48 min avec 2,550 km à ma montre. C’est tellement agréable de nager dans le lac, que je fais du zèle ;-)

Direction mon vélo, pas évident d’enchainer direct en courant en sortant de l’eau avec la combinaison. Tu as juste l’impression d’avoir 30kg d’eau stocké dans chaque jambe ! Allez c’est parti pour le vélo, je suis contente, c’est la discipline que je préfère. Mais je déchante vite, je subis... Mes jambes sont des bouts de bois, je n’arrive pas à me mettre en danseuse, ça monte, tout le temps, ça monte ici !! On m’avait prévenu, c’est magnifique mais c’est difficile. On ne m’a pas menti ! C’est juste magique, magnifique des paysages à couper le souffle, mais qu’est ce que c’est dur ! J’essaie de récupérer dans les descentes, qui sont trop courtes à mon goût. De récupérer des places car c’est là que j’assure, et de récupérer musculairement avant la montée suivante. Dans tout ça, manger devient difficile si bien qu’à partir du km 45, je n’avale quasiment plus rien. Je me demande comment je vais finir ce triathlon, je suis minée moralement, j’ai envie de pleurer tellement je subis sur le vélo jusqu’à ce que je vois ma petite famille sur le bord de la route, ils me réconfortent en me disant que les montées sont bientôt terminées et qu’après ce sera plus roulant, alors je m’accroche, et reprends du poil de la bête. Effectivement, c’est plus roulant, je retrouve même des sensations correctes, je me positionne sur les prolongateurs et j'ai même l’impression d’être une fusée.. ( je dis bien l'impression).  Enfin j’arrive au bout des 90kms et de ses 2000 m de dénivelé positif en 4h08. (Finalement, à mon niveau c’est pas si mal !)

J’attaque la course à pieds, c’est parti pour 19,5kms sur un parcours avec un peu de dénivelé, ludique sur les bords du lac, prudente, je commence tranquillement à mon rythme, je ne veux pas me mettre en souffrance. J’y arrive tellement bien que j’éprouve même du plaisir à courir, et le parcours magnifique sur le bord du lac. (Il faut quand même rappeler que le course à pieds est ma bête noire et que je n’arrive que très peu à prendre du plaisir sur cette discipline). J’essaie de maintenir mon allure, parfois je ralentis un peu, pour mieux reprendre, je m’alimente, et m’arrose sur les ravitaillements car il fait chaud. La fin approche, j’arrive même à accélérer, et  franchir cette magnifique ligne d’arrivée sans m’écrouler, sans être au bout de ma vie, avec mes enfants à mes cotés.

Maman comblée, sportive accomplie - à mon petit niveau ! Triathlète heureuse d’avoir réussi !"

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