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J’ai peur en VTT, comment dépasser mes appréhensions ?

vendredi 9 août 2019

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Le VTT est un sport à engagement, parce qu’il implique vitesse, adrénaline, pente et obstacles en tout genre. Cette discipline qui peut paraître impressionnante est pourtant source de plaisir et d’épanouissement. Elle nécessite d’avoir confiance en soi et en ses capacités, mais bonne nouvelle, cela s’apprend !

Je vous propose aujourd’hui de combattre vos peurs pour progresser et passer un bon moment en VTT !

1/ Avoir peur, c’est normal !

 «J’ai appris que le courage n’est pas l’absence de peur, mais la capacité de la vaincre.» Nelson Mandela

Tout est dit ! C’est normal d’avoir peur, en VTT, car l’environnement (cailloux, racines, pente, peut être impressionnant). Le but est de parvenir à dépasser ces appréhensions pour se faire (vraiment) plaisir sur le vélo et pouvoir progresser. Première étape, donc : on déculpabilise ! Seconde étape, on ne se compare pas aux copains(ines) : nous ne sommes pas tous(tes) égaux en terme d’engagement. Certain(e)s ont davantage développé cette aptitude au cours de leur vie, alors que d’autres ont davantage été éduqués dans la sécurité, ou ont vécu davantage d’expériences fâcheuses, sont d’un naturel plus prudent etc, etc. Il faut donc travailler son propre engagement à son rythme, pour soi, et non pour impressionner la galerie.

 

2/ Sortir de sa zone de confort

Pour travailler ses appréhensions, pas de secrets, il faut s’y confronter. Bien sûr, il faut y aller petit à petit, sans risquer de créer un impact négatif en se faisant peur pour de bon. Pour cela, il faut bâtir progressivement votre confiance en vous lançant des petits défis au quotidien. Ne placer pas la barre trop haute, pour ne pas vous décourager, ni trop basse, il faut tout de même du challenge.

Par exemple, si, en VTT, vous avez peur de la pente, choisissez un talus herbeux bien raide (la chute y est davantage permise que dans les cailloux) et entraînez vous à le descendre jusqu’à ce que vous n’en ayez plus peur. De la même manière, si ce sont les passages caillouteux qui vous effraient, travaillez des petites sections rocheuses en pente douce pour adopter de bons réflexes et bâtir votre confiance sur ce genre d’obstacles. 

N’hésitez pas à développer votre engagement dans d’autres disciplines que le VTT, pour ne pas créer d’impact négatif en cas d’échec. Vous avez le vertige ? Faites un peu d’escalade ou d’accro branche. Vous avez peur de la pente ? Travaillez le l’hiver en ski, etc..

En sortant chaque jour de votre zone de confort au quotidien, vous vous sentirez de plus en plus sûre de vous et vous prendrez conscience que vous êtes capable de faire bien plus de choses que vous ne l’imaginiez de prime abord.

 

3/ Démystifier les obstacles

Quand vous arrivez devant un passage qui provoque en vous des appréhensions, pas de secret : il faut tordre le coup à la petite voix qui vous souffle que vous risquez de tomber.

Tout d’abord, arrêtez vous, et allez voir à pied à quoi cela ressemble vraiment pour rationaliser au maximum la représentation du terrain (car c’est souvent moins compliqué que dans votre imagination) !

Repérez la meilleure ligne, et mémorisez la en y associant ce que vous avez à faire (mettre la roue ici, regarder loin, etc). Prenez votre temps pour bien intégrer et retenir ce déroulé de façon chronologique.

Remontez sur le vélo, soufflez et concentrez vous simplement sur le déroulé de ce que vous avez à faire. Visualisez parfaitement votre ligne une dernière fois.

Une fois partie, mettez vous dedans à 100%. Il faut s’habituer à n’avoir que deux options : s’impliquer à fond (et donc se donner les moyens de réussir en se concentrant sur l’objectif) ou renoncer (si vraiment vous ne le sentez pas). On ne fait pas les choses à moitié, c’est le meilleur moyen de tomber !

 

4/ Faire du VTT dans de bonnes conditions

Souvent, on a peur parce que l’on rencontre un passage qui nous paraît être au delà de nos capacités, ou parce que l’on a déjà fait l’expérience de la chute et qu’on la redoute.

Pour progresser sereinement en VTT, pensez à être bien protégée (genouillères, coudières voire dorsale) pour limiter l’appréhension des chutes.

De la même manière, choisissez soigneusement les amis qui vous accompagnent. Certains ont tendance à choisir des chemins sans prendre en compte votre niveau réel ou vos appréhensions. Tournez vous plutôt vers des compagn(es)ons bienveillants qui sauront choisir le terrain adapté et vous rassurer. Enfin, n’hésitez pas à prendre quelques cours de VTT avec un moniteur(trice) afin de prendre confiance sereinement.

A vous de jouer !

 

En collaboration avec Lucy Paltz

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