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Comment continuer à progresser en VTT ?

mercredi 19 juin 2019

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Quand on roule seule, sans bénéficier des conseils d’un coach, on a parfois l’impression de stagner, de ne plus progresser. Ou du moins, pas aussi vite qu’on le souhaiterait. Pour pouvoir créer un déclic et retrouver le cercle vertueux de la progression, il faut accepter de se remettre en situation d’apprentissage et oser sortir de sa zone de con...

Quand on roule seule, sans bénéficier des conseils d’un coach, on a parfois l’impression de stagner, de ne plus progresser. Ou du moins, pas aussi vite qu’on le souhaiterait. Pour pouvoir créer un déclic et retrouver le cercle vertueux de la progression, il faut accepter de se remettre en situation d’apprentissage et oser sortir de sa zone de confort. Comment ? Voici mes conseils et ceux de mon amie Sabrina Jonnier, triple championne du monde de DH et membre du team Liv.

Pas de comparaison avec les copines !

D’abord, il est important de rappeler que chacun progresse à son rythme et qu’il est normal d’évoluer par paliers, avec des moments où tout se débloque et des moments où, à l’inverse, on a la sensation de « n’arriver à rien ». Se comparer aux copains-ines est inutile et contre productif : cela n’aura pour effet que de faire baisser votre self-estime.

La bonne idée : Se rappeler que le but est de repousser ses propres limites, peu importe son niveau de départ.

On cible ses objectifs  

Tout d’abord, prenez le temps d’analyser votre manière de rouler. Où êtes vous le plus à l’aise ? Qu’est ce qui vous fait peur ? Choisissez quelques items précis à travailler. Ne vous mettez pas la barre trop haute pour ne pas vous décourager : misez plutôt sur des petits challenges atteignables, et augmentez peu à peu la difficulté.

La bonne idée : Souvent, on a tendance à vouloir trop en faire et à se disperser. Fixez vous des objectifs courts (sur un mois, sur une semaine…) et sur des items précis.

On diversifie sa pratique 

Pour continuer à progresser, il est indispensable d’enrichir son pilotage et de diversifier sa pratique. Variez les terrains et les conditions climatiques (boue, terrain poussiéreux) pour compléter votre bagage technique. Si vous avez peur quand cela devient glissant, osez sortir dans la boue, cela vous permettra de dédramatiser la situation et de réellement travailler. Si vous avez peur de la vitesse en descente et/ou des sauts, allez rouler en bikepark durant l’été : les pistes sont spécialement travaillées pour cela, c’est progressif et vous mettra en confiance.

La bonne idée : Un challenge par jour ! Chaque jour, lancez vous un petit défi. Avec un peu d’imagination, on peut se mettre des challenges partout y compris dans la rue. Essayez de monter un talus raide, de monter sur un trottoir haut en levant la roue avant puis la roue arrière, entraînez vous aux manuals, à tourner le plus serré possible dans l’herbe… Inspirez vous des défis listés en fin d’article.

On a tendance à rester dans sa zone de confort, car c’est ainsi que l’on trouve aisément  du plaisir et des sensations. En sortir est certes un peu dur et déconcertant au début, mais ensuite, vous serez fière d’être parvenue à faire de nouvelles choses. Et plus vous constaterez des progrès, plus vous serez motivée à travailler pour aller encore plus loin !

 

Les petits défis du quotidien

  • Prendre de l’angle dans l’herbe. Sur un terrain herbeux, entraînez vous à incliner votre vélo au maximum en courbe.
  • Monter un talus raide : Dans un parc, ciblez un talus bien raide. Abordez le en anticipant votre passage de vitesses et avec la bonne attitude (position basse, corps avancé vers le guidon, coudes rentrés, bec de selle en contact avec le coccyx).
  • Monter des marches de plus en plus grosses: Montez sur des gros trottoirs ou des marches de plus en plus grosses en levant la roue avant puis en levant la roue arrière grâce à un griffé de pédales.
  • Faire des manuals : Préparez vous à tirer sur le guidon en approchant le buste du cintre, puis tirez avec les épaules vers le haut et vers l’arrière. Quand la roue avant monte, pliez les jambes et mettez vous à l’arrière du vélo pour trouver le point d’équilibre. La gestion de l’équilibre se fait ensuite en poussant sur les jambes ou en les repliant. Gardez toujours un doigt sur le frein arrière pour pouvoir remettre le vélo vers l’avant si vous sentez qu’il bascule.
  • Déraper : Vous avez peur de « faire partir l’arrière » du vélo ? Entraînez vous aux dérapages dans l’herbe pour vous désensibiliser et apprendre à apprécier ces sensations de glisse.
  • Rouler pédales inversées à la descente. Quand vous êtes debout sur vos pédales, vous mettez un de vos pieds en avant, toujours le même. Entraînez vous à rouler avec l’autre pied devant en descente. Pas si simple !

 

En collaboration avec Lucy Paltz et Sabrina Jonnier.

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