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Comment bien préparer sa saison de compétition ?

vendredi 19 avril 2019

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Vous voici lancée dans une nouvelle saison de compétition ? Quelque soit votre niveau, bien préparer votre saison de compétition ou vos objectifs demande un peu d’organisation. Le but ? Etre prête mentalement et physiquement lors des échéances qui vous attendent mais aussi mettre à profit le processus d’entraînement pour qu...

Vous voici lancée dans une nouvelle saison de compétition ? Quelque soit votre niveau, bien préparer votre saison de compétition ou vos objectifs demande un peu d’organisation. Le but ? Etre prête mentalement et physiquement lors des échéances qui vous attendent mais aussi mettre à profit le processus d’entraînement pour qu’il soit le plus efficace et agréable possible.

 

FAIRE UN BILAN DE DEPART

Je vous conseillerai tout d’abord de faire un bilan réaliste (sans se dévaloriser ou se sur-valoriser) de vos performances actuelles, de vos points forts et de vos axes de progression. Faites aussi un point complet sur vos moyens d’entraînement (le temps que vous pouvez y consacrer, les personnes qui peuvent vous aider dans ce projet etc). Dressez ensuite une liste d’objectifs réalistes pour l’année à venir (terminer telle ou telle course, améliorer vos performances de 20% etc etc)

 

DETERMINER UN PLAN SMART 

Il va falloir segmenter votre saison. Le premier segment est celui qui vous mène à la première échéance- compétition. Nous allons raisonner par segments : comme on dit « chaque chose en son temps » !

Focalisez vous donc sur cette première échéance ou compétition. Quels sont les axes de progression que vous devez travailler d’ici là ? Fixez vous des objectifs ni trop bas (trop facile !) ni trop ambitieux (pour ne pas se décourager).

Pour cela, la méthode SMART est utilisée en préparation mentale.  Le but ? Réussir à se fixer des objectifs par palier, qui vous challengent tout en restant atteignables.

 

Souvent, on a l’impression que l’on échoue alors qu’en réalité les objectifs que nous nous étions fixés n’étaient pas adaptés !

 

Spécifique – On choisit un objectif bien précis (ex : un temps précis sur un nombre de kilomètres définis, telle ou telle course)

Mesurable aisément – Il faut qu’il puisse être facilement mesurable afin de pouvoir le valider (ex : faire un certain chrono, et non simplement « rouler plus vite» ce qui ne veut rien dire)

Ambitieux – Si l’objectif fixé est trop facile (qu’il ne nécessite pas ou peu d’effort) on n’en retirera aucune fierté ni confiance : on restera dans notre zone de confort.

Réaliste – En revanche, on ne se met pas la barre trop haute : si elle est trop dure à atteindre, cela risque d’être décourageant et donc inefficace. Il faut donc viser juste entre les deux : se challenger sans se mettre en sursis.

Temporel – Il faut que l’objectif ait une limite dans le temps. Mieux vaut faire plusieurs petits objectifs avec des échéances courtes pour garder la motivation plutôt que des objectifs de saison.

 

Vous avez pigé ? Un exemple : prochaine course dans deux mois. D’ici là, fixez vous un objectif SMART par semaine, plutôt que de vous dire «  je dois avoir réussi telle ou telle chose avant cette compétition ».

Toutes les semaines, vous pourrez ainsi évaluer votre progression, ce qui vous permettra de rester plus motivée, mais aussi de pouvoir davantage réévaluer vos objectifs en fonction de votre progression, de votre forme actuelle, de vos moyens d’entraînement… Cela vous mettra aussi moins de pression. 

 

POSITIVEZ SANS CESSE !  

Tout sportif, lors d’un entraînement ou d’une compétition a des pensées négatives telles que « Je ne peux pas », « C’est trop dur ». Le monologue intérieur est une arme extrêmement puissante, mais à double tranchant, selon comment elle est utilisée. Evitez au quotidien les pensées négatives : quand vous avez un dialogue interne négatif votre état physique empire (vous avez mal partout, vous êtes fatigués, …) ce qui conduit à encore plus de pensées négatives et ainsi de suite. C’est un cercle vicieux.

L’astuce est de prendre conscience de ses pensées négatives et de  les remplacer par des pensées positives (faites-le également dans la vie quotidienne vous serez surprise !)

Pour les remplacer, utilisez des formules du style «Je suis bien», «Je vais y arriver»,qui permettront de vous mettre dans un état d’esprit constructif et vous aurez plus d’énergie, de motivation et de meilleures sensations. Plus vous pratiquerez plus cela deviendra facile et efficace !

 

A L’APPROCHE DU JOUR J

A l’approche d’une course, on se concentre sur ce que l’on a à faire, sur ce que l’on sait faire et sur un scénario positif. Chacune à sa méthode pour se mettre dans sa bulle à l’approche d’une compétition.

Si vous ne savez pas vraiment gérer votre stress, c’est peut être que vous n’avez pas encore trouvé ce qui marche pour vous.

Décrivez un soir chez vous, au calme, sur un papier, plusieurs expériences de courses différentes : deux où vous avez été performante, deux ou trois ou vous avez moins bien roulé. Comparez l’état d’esprit dans lequel vous étiez la veille, le matin, ce à quoi vous pensiez, la musique que vous écoutiez…

Le but est d’identifier ce qui vous met dans un état positif et combattif, et ce qui au contraire vous plombe un peu.

Il faut mieux vous connaître pour parvenir à comprendre ce qui marche pour vous.

 

GERER L’ECHEC

Quelque soit son niveau, il est fréquent d’échouer, de tomber, de contre performer.

Bien gérer sa saison de compétition, c’est aussi laisser chaque échec à sa place : on digère, on identifie les raisons de l’échec pour en tirer une leçon, tout en rationnalisant à fond pour éviter à l’imagination de galoper et ainsi transformer le plus petit échec en passage insurmontable. Et hop, on se projette de façon positive sur la suite !

Et surtout : on ne se compare pas avec les copines ! Les filles ont parfois tendance à se comparer entre elles et à se dévaloriser quand elles ont l’impression que les autres progressent plus vite qu’elles. On se concentre donc sur ses points forts, ses succès, ses propres objectifs. L’essentiel, c’est de repousser ses propres limites (quelque soit son niveau de départ).

 

ET RAPPELEZ VOUS : Le moteur N°1 c’est le plaisir !

 

En collaboration avec Lucy Paltz

 

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